Antigua

January 31, 2015

La ville d'Antigua vaut le détour du coup d'oeil. Certaines ruines d'églises, résultats des tremblements de terre de 1773 et de 1976, sont époustouflantes de beauté et d'histoire. Il est étonnamment émouvant de marcher au milieu de ce qui était un lieu sacré de rassemblement, même si ce sacré fut pratiquement imposé au peuple à coups d'épées, de fusils, de meurtres, de viols, de menaces et de peur, dans la plupart des cas. Ces murs de pierre taillée d'où renaît la nature, ses pousses vertes et ses fleurs mauves émergeant d'entre les fissures, ornant désormais les sculptures de chérubins et de saints, imposent le respect et le silence.

 

 

C'est aussi un choc de revoir des hordes de voyageurs et de touristes, appareils photo en mains et le "Hi !" rassuré trop facile. Les entendre parler fort, et ne pas parler en espagnol quand ils s'adressent aux habitants. Ça nous remet notre réalité en face: nous sommes des nord-américains en voyage et en découverte, tout comme eux. Je me console en me disant que nous voyageons autrement que dans cette confortable carte postale, entourés de nos semblables. Nous avons passé notre première semaine au Guatemala avec cette famille aux ressources limitées, mais avec l'imagination, la créativité et la motivation sans limites. Après avoir vécu hauts et bas avec eux, on se sent bizarre de se retrouver au coin du feu avec une bouteille de vin, dans un restaurant aisé d'Antigua. Mais de toute évidence, nous apprécions ce moment. Surtout lorsque cette chanteuse blues folk enfile son veston, un énième shot de tequila et sa guitare rockabilly, pour faire onduler ses sourcils et sa magnifique voix sur la petite scène où la fraîcheur de la nuit s'installe. Mesdames et messieurs, Pat Volpi, pour vous enchanter et vous faire rire. Entre les hits et ses propres chansons, elle avale une autre rasade et partage son ébriété  avec le public, en invectivant les photographes qui s'attardent trop, et en notant les numéros de téléphone de ses admirateurs. Mais lorsqu'elle plaque un accord et y pose sa voix, elle retrouve toute la maîtrise de son art et de son monde intérieur, qui transpire d'émotions. À découvrir...

 

Nos photos étaient trop sombres... En voici une tirée de Youtube.

 

 

De cafés en ruines, de restos en bars, nous touristons la ville et prisons les petits endroits avec artistes locaux qui nous font danser ou les admirer en silence. Le duo The Blue Roots transforme les hits d'aujourd'hui et d'antan et les filtrent à travers une guitare folk et reggae, rythmée de tambours, caisse de résonnance et gazou, et leurs deux voix qui s'accordent à merveilles en notes fines et hautes. Ils sont deux et en valent cinq. À découvrir aussi...

 

 

 

Please reload

Publications

Retour à Diriamba

January 6, 2015

1/2
Please reload

Publication récentes

March 14, 2016

February 3, 2015

January 31, 2015

January 28, 2015

Please reload

Archives
Please reload