Fin de jour et chaîne brisée...

January 12, 2015

Le soleil descend lentement sur le relief montagneux des terres, découpant une fine ligne dans la brume qui s’élève de cette flore si verdoyante, malgré l’absence de pluie. Nous quittons Managua à toute vitesse, transit obligé entre Rivas et León,  dans un minibus où la chaleur, elle, ne descend pas et traîne. Les lueurs de fin de jour percent les vitres teintées pour venir s’échouer sur les corps endormis des passagers. Les peaux sont alors revêtues d’orange et de doré en éclats momentanés, alors que le soleil filtre à travers les arbres sur la route. Mémoires de voyages des vendredis soirs, alors que nous filions vers le chalet au coucher du soleil, le visage collé sur la fenêtre de la voiture.

 

 

Nous somnolons ainsi jusqu’à León où, la nuit tombée, nous attrapons un bicitaxista – c’est plutôt lui qui nous attrape- pour nous rendre au Lazybones, qui sera notre camp de base et de repos, cette fois pour trois nuits. Emmanuel nous assure que nos sacs à dos et nous-mêmes ne seront pas trop lourds pour ses jeunes jambes, qui forcent pour mener les gens à leur destination depuis maintenant cinq ans. Il fait donc ce métier depuis presque les touts débuts à Léon, ancienne capitale qui a vu débarquer les bicitaxistas il y a six ans. Et tout comme Emmanuel contre notre poids, ils luttent contre la municipalité qui leur trace une route en pente difficile à gravir.

 

Une première fois, la chaine de l’engin débarque alors qu’Emmanuel change de vitesse. Il arrête, la replace et remonte, poussant ses jambes en nous assurent que ça va. Puis, un coup de pédale et la chaine se brise. Une maille affaiblie a cédé sous le poids, le pignon est projeté dans la noirceur de la rue. Les voitures klaxonnent derrière nous puis nous contournent, impatients. Heureusement, nous sommes tout près de l’hôtel. Emmanuel insiste et pousse l’engin à coups d’élans. Il pousse, embarque, pousse, un pied sur la rue et l’autre sur la pédale gauche.

 

Rendus à l’hôtel, nous lui expliquons notre projet et lui donnons notre numéro de téléphone pour qu’il nous contacte le lendemain.

 

Léon a son lot de bars et de restaurants. Nous optons pour le CocinArte, seul endroit végétarien, qui nous offrira une pause de viande et de riz.

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